Paul Gardenne : Discours de Gap

La plupart des hommes ne supportent ni l’immobilité ni l’attente. Ils ne savent point s’arrêter. Ils vivent mobilisés: mobilisés pour l’action, pour le remuement, pour le plaisir, pour l’honneur. Et pourtant c’est seulement dans les instants où il suspend son geste ou sa parole ou sa marche en avant, que l’homme se sent porté à prendre conscience de soi. Ce sont les moments d’arrêt, les points d’arrêt, les stations, les stationnements qui favorisent le plus en lui l’atten- tion à la vie, qui lui apprennent le plus. Toutes les heures où l’on attend ce qui ne doit pas venir, les chemins sans issue, les voyages sans but, les routes désertes, les jours de pluie, les petites rues de province où personne ne passe, les heures de panne, les journées de maladie, en un mot toutes les circonstances où il n’y a rien à faire, où il faut nécessairement s’arrêter et se croiser les bras, toutes les journées de notre vie que le sort a marquées de grands disques rouges, ces journées-là peuvent être pour nous les plus fécondes ; et je ne craindrai pas de dire que le monde appartient à qui sait se tenir immobile.

“Qu’as-tu vu dans ton exil, “Disait à Spencer sa femme,
“A Rome, à Vienne, à Pergame, “A Calcutta 
Rien, fit-il ; “Veux-tu découvrir le monde “Ferme les yeux, Rosemonde.”

Il y a autre chose qu’une plaisanterie dans ce couplet que Giraudoux a placé dans un de ses livres. Fermer les yeux pour mieux voir, s’arrêter pour mieux avancer: ces deux attitudes qui s’imposent impérieusement à qui veut non seulement comprendre mais goûter la vie, je n’ignore pas que le monde contemporain y résiste de toutes ses forces. Mais aucun esprit un peu exigeant ne saurait admettre que ce soit une raison pour lui céder.

Prenons garde, en effet, que le geste n’est pas tout chez l’homme et que la meilleure façon de connaître n’est peut-être pas de saisir: il y a dans le regard de l’homme qui pense une vérité plus subtile que dans ses muscles. Mais qui s’aviserait d’y songer ? Entraîné dans le tourbillon d’une vie qui trop souvent nous happe comme un engrenage, et où certains arrivent à ne plus savoir s’ils dirigent vraiment leur activité ou si c’est leur activité qui les dirige, qui songerait à prendre du recul sur le monde pour l’envisager dans cette vérité plus subtile, dans ce domaine où il n’est que pour lui-même, non plus selon nos gestes, nos besoins, nos désirs, mais seulement selon son existence à lui, loin de nous, dans cette clairière paisible et lumineuse où les bras des hommes cessent d’être tendus et simplement reposent le long de leurs corps ?… Mais nous ne savons plus arrêter nos gestes; nous voulons être sûrs que notre cœur bat ses soixante-dix coups par minute, que nous ne perdons rien de ce qu’il faut faire ni de ce qu’il faut voir; nous n’osons plus pénétrer nulle part les mains dans les poches, de peur d’être pris pour des oisifs. Et nous ne voyons pas qu’en nous hâtant de toucher aux choses et de les prendre, nous risquons de ne plus les comprendre et même de les perdre à jamais..

Mais ici il nous faut détruire un préjugé. L’attitude qui consiste à s’arrêter, à se choisir un point d’arrêt et à s’y tenir, comme celle qui consiste à se tenir à distance des choses, cette attitude exige un jugement, elle exige un recueillement, un rassemblement de soi qui est un effort. Il faut plus de force pour s’arrêter, dans le sens où je dis s’arrêter, que pour continuer sa marche ou son geste. Les physiciens savent bien que le mouvement n’est pas une preuve contre l’inertie.

Aussi bien voyons-nous que les grandes œuvres ont presque toujours été conçues hors des sphères de l’agitation. Voyez comme, pour n’invoquer que la littérature, les grandes révélations sur l’âme humaine nous sont venues d’hommes dont la vie a été bien peu chargée d’événements : on sait vite ce qu’il faut savoir de la vie d’un Virgile, d’un Dante, d’un Montaigne, d’un Racine ou d’un Pascal. Ils ont presque tous eu leur asile, un champ, une tour, un cloître auquel leur vie s’est limitée, et c’est de là qu’ils ont refait en eux le monde avec ses aventures, ses passions, ses aspirations, ses désirs. Plus près de nous, c’est dans les cadres d’une vie toute bourgeoise que le grand romancier anglais Thomas Hardy a imaginé ses héros sombres et véhéments. Et faut-il citer le nom d’un de nos plus importantsromanciers d’aujourd’hui, Marcel Proust, qui passe dix-huit ans de sa vie enfermé dans une chambre aux parois de liège au seuil de laquelle expiraient les bruits du monde, et vivant là la plus étonnante des aventures intérieures ?

Bien plus, certains hommes ont pu trouver non seulement dans le calme mais dans la réclusion le bienfait d’une expérience dont l’ampleur, dont l’in- tensité a bouleversé leur vie.

Il y a, vous le savez, dans la vie de Dostoïevski un épisode atroce dont l’idée même nous semble intolérable : ce sont les quatre ans qu’il vécut au bagne, en Sibérie, ces quatre ans dont il dit dans une lettre à son frère: “J’ai passé ces quatre ans derrière un mur, ne sortant que pour être mené aux travaux…” Eh bien, c’est de cette période de sa vie, où il vécut seul, sans livre, sans un mot des siens, qu’il écrira ailleurs, toujours en s’adressant à son frère: “Ce qu’il est advenu de mon âme et de mes croyances, de mon esprit et de mon cœur durant ces quatre ans, je ne te le dirai pas, ce serait trop long. La constante méditation ne m’aura pas été inutile. J’ai maintenant des désirs, des espérances, qu’auparavant je ne prévoyais même pas.” C’est un renouvel- lement, une recréation de tout son être. Et la conclusion de cette captivité, de ces années de privations et de travaux forcés, passées dans un des plus durs pays qui soient, alors qu’il sent en lui tant de forces avides de mieux s’employer et que sa carrière d’écrivain est encore à faire, la conclusion de tout cela, c’est cette phrase admirable que nous trouvons à plusieurs reprises dans sa correspondance : “Frère, il y a beaucoup d ’âmes nobles dans le monde.” Qui ne comprendra tout ce que non seule- ment l’être mais l’œuvre de Dostoïevski a pu gagner à ces quatre années de méditation “derrière un mur” ?… “J’avais bien des aspirations, dit un de ses personnages dans l’Idiot, mais il me parut qu’on pouvait même dans une prison, trouver énormément de vie”.

Le mal, mes chers amis, c’est que la société nous a habitués à vivre paresseusement. Cette paresse, cette nappe d’inertie qui gît en tout homme, au dessous de toutes nos énergies, menaçant toujours de les noyer, il semble que la vie moderne ne l’exclut pas ; il semble même qu’elle la favorise, principalement sous l’aspect de la dispersion. L’homme d’aujourd’hui est constamment sollicité à sortir de soi; il appartient de plus en plus à la foule et à la rue ; il est disponible à tout, sauf à lui-même ; et une âme collective, une âme grégaire tend de plusen plus à remplacer en lui son âme singulière et personnelle.

Ce n’est pas tout! Le mal est encore que la société moderne répond à tous nos besoins. Le mal est qu’elle nous fait perdre le goût de l’initiative. Le mal est qu’elle nous fabrique en masse, sans que nous le lui demandions, des distractions et de la pensée, et que nous acceptons ces distractions toutes faites et cette pensée toute faite, qui nous arrive par la T.S.F. ou par le journal, nous acceptons cette pensée et ces plaisirs pour tous comme si nous étions heureux de nous laisser asservir et comme s’il fallait nous laisser pourvoir de tout par les autres, comme s’il fallait que plus rien ne vienne de nous, que tout effort nous soit épargné, même pour nous distraire ; comme si la littérature enfin, et le théâtre et la philosophie et les beaux-arts n’étaient faits que pour servir de passe-temps, pour constituer une espèce de distraction inoffensive à l’usage des gens ennuyés, un petit délassement digestif et sans danger pour les après-midi de dimanche ! Disons-le très franchement : il n’y a nul profit à tirer de ces notions que nous n’avons pas désirées et qui nous arrivent pêle-mêle, sur le même plan, sans que nous ayons eu à les recréer en nous. “Je suis fait d’un esprit, dit Valéry, qui n’est jamais sûr d’avoir compris ce qu’il a compris sans s’en apercevoir.”

Prenons-nous jamais le temps aujourd’hui, de nous apercevoir que nous avons compris quelque chose?… On fait tout, au contraire, pour nous apprendre à nous contenter de cette pensée cou- rante, anonyme, qui nous semble le comble de l’actualité et qui nous arrive déjà fanée et vieillie, le temps d’avoir traversé la rue. De sorte que nous avons toute chose à portée de la main, sauf nous-mêmes. Nous ne sommes plus des hommes d’inté- rieur, et ne nous inquiétons plus de l’être. Ce qui pénètre chez nous n’est que l’écho d’une rumeur étrangère et lointaine. Pour mieux dire, nous avons déserté notre logis, nous en avons fermé les portes derrière nous, nous nous sommes assis sur le trottoir, et nous avons pris l’habitude de penser dans la rue.

Cette vie intérieure que nous méprisons, c’est pourtant par elle, c’est en sauvegardant au fond de soi un refuge, si humble soit-il, que l’homme peut arriver à se superposer à sa tâche, à son activité sociale, à lui-même. C’est en se distinguant qu’il se pose, et qu’il acquiert le droit de compter. Ce qu’il donne, il faut d’abord qu’il le fasse, qu’il le crée de sa substance, pour qu’il ne risque pas de donner ce qu’il s’est contenté de prendre ailleurs. C’est à cette condition qu’il sera réellement agissant et vivant. Car la vie, mes chers amis, cela ne se ramasse pas sur le pavé.

Bavinck on the tradition (Reformed Dogmatics) (1)

Herman Bavinck on the elevation of tradition to the level of Scripture—more specifically, Roman Catholic Tradition:

« Traditions are rejected as the institutions of human beings (Is. 29:13; Matt. 15:3, 9; 1 Cor. 4:6). The tradition that developed in the days of the OT prompted the Jews to reject the Christ. Over against it Jesus posited his “but I say to you” (Matt. 5:27, 32, 34, 38, 44), and against Pharisees and scribes he again aligned himself with the Law and the Prophets. The apostles appeal only to the OT Scriptures and never refer the churches to anything other than the word of God proclaimed by them. Inasmuch as in the early period tradition sought to be nothing other than the preservation of the things personally taught and instituted by the apostles, it was not yet dangerous. But the Roman Catholic tradition has has utterly deteriorated from that level. It cannot be demonstrated that any doctrine or practice is of apostolic origin except insofar as this can be shown from their writings. The Roman Catholic tradition, which gave rise to the mass, to Mariolatry, to papal infallibility, and other Roman distinctives, is nothing but a sanctioning of the actual state of affairs of the Roman Catholic Church, a justification of the superstition that has crept into it. »

Bavinck, Reformed Dogmatics, vol. 1, ch. 14, pg. 490

Saving Love (R.B Kuyper) (4)

« The Love of God does not save all men. John 3.16 teaches unmistakably that only those who believe on the Son will have eternal life. (…) Being almyghty, God could save all men by force. Being love, He has chosen to save by love instead. He wonderfully displays His love in the crucified Son. In the gospel, He lovingly pleads with sinners to respond to that love by receiving the Son in fatih. Because God saves by love, not by force, only believers are saved.

(…) The unbeliever spurns the love of God. If this love were small, it would be a small sin to ignore it. If this love is great, it is a great sin to reject it. But the fact is that this love is infinite. »

Sacrificial Love (R.B Kuyper) (3)

« And who can describe the love of God for His only begotten Son ? A human father loves an only son especially. But what a difference between the love of God for his only Son and the love of the best human father for his only son ! Here, too, comparison is impossible.


(…) God so loved sinful men that for them He gave that Son of His love. Let no one think this merely means that the Son was a present of God to sinful humanity. Much more is implied in the word « gave ». It means surrendered, sacrificed. And to what did God sacrifice His Son ? To a life of deepest humiliation, and to the bitter, shameful, and accursed death of the croiss ; that is to say, to nothing less than the anguish of hell. The crucified Christ was smitten with the curse of God, for it is written : « Cursed is every one that hangeth on a tree » (Gal. 3.13) (…) When He cried with a loud voice : « My God ! My God, why hast thou forsaken me »? (Matthieu 27.46). He was at the very bottom of the bottomless pit. »

John 3.16 makes the amazing, incomprehsnible, unfathomably profound, well-night unbelievable, declaration that the holy God sovereignly loves hell-deserving sinners and that He loves them so much that He was willing that His only begotten Son, whom He loves with all the love of His infinite heart, should go to hell in their stead » (God-centered evangelism, R.B Kuyper)

Sovereign Love (R.B Kuyper) (2)

« In a sermon on John 3.16, included in the volume The Saviour of the World, that eminent theologian Benjamin B. Warfield insisted that « the world » in John 3.16 must be qualitatively rather than quantitatively. (…) The point, then, is not that the world is so big that it takes a great deal of love to embrace it but that the world is so bad that it takes an exeedingly great of love to love it at all.

John 3.16 makes an unimaginable declaration. It reveals the greatest marvel of history, an unfathomable mystery. It is that the holy God, in whose presence the very seraphs cover their faces with their wings because they cannot behold His resplendent holiness and, while doing so, cry out to one another : Holy, holy, holy is the Lord of hosts : the whole earth is full of this glory (Isa. 6.2-3), loves sinful men, afflicted with spiritual leprosy, covered with leprosy from the crowns of their heads to the soles of their feet.

(…) The love of God wich lies at the very heart of the evangel is sovereign. And that means that the divine love, unlike human love, is not dependent on its object. »

L’évangélisme, centré sur Dieu (R.B Kuyper) (1)

J’ai eu la grâce, il y a de cela quelques années, que l’on m’offre à Toulouse – en 2015, si je me souviens – un livre de Rienk Bouk Kuyper (1886-1966), intitulé « God-centered evangelism« . Ce néerlandais d’origine a grandi aux Etats-Unis. Très tôt, Rienk s’est attelé à une compréhension plus étendue des Écritures. L’on notera avec intérêt son poste de professeur de Théologie Systématique (1928) au Westminster Theological Seminary, mais aussi celui de Théologie Pratique (1932) : cette « double-casquette » illustre fort bien le lien étroit qu’entretiennent l’étude systématique et globale de Dieu, au travers de l’Ecriture et la compréhension pratique de la foi. C’est dans cette perspective que se situe tout à fait son livre sur l’évangélisation.

Je vous propose, dans cette série, de découvrir certaines de ses citations, de ses pensées, de ses réflexions. En bref, je vous propose un bout de chemin avec moi dans cette petite lecture.

Le premier point à saisir est infiniment simple. Mais infiniment profond : Dieu est l’Auteur de la mission, entendu au sens propagation de l’Évangile, de la Bonne Nouvelle.

Cette vérité découle de l’Ecriture. Christ parle régulièrement de cette « commission », que les apôtres vont suivre (1 Jean 4.10). L’un des plus beaux passages de l’Évangile qui illustre cela se trouve en Jean 17. 1-4 : « Après avoir ainsi parlé, Jésus leva les yeux au ciel, et dit: Père, l’heure est venue! Glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie, selon que tu lui as donné pouvoir sur toute chair, afin qu’il accorde la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. Je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’oeuvre que tu m’as donnée à faire. Et maintenant toi, Père, glorifie-moi auprès de toi-même de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde fût. »

1. Le Père, auteur de l’évangélisation.

Cette affirmation est limpide. Avant la création du monde, Dieu, en tant que Père, prévoyait d’envoyer son Fils, Jésus. C’est, en substance, ce à quoi renvoi le passage de Jean 3.16, trop souvent lu « à la va-vite » après quelques années de conversion – il est si souvent cité. Mais, lisons lentement, chaque mot. Dieu a véritablement aimé le monde. Il a envoyé son propre Fils, pour que nous soyons rendus vivant, et que nous ne périssions pas. Dans un autre article nous approfondirons ce verset.

Mais rappelons de cette belle vérité. La mission du Père, déjà mentionnée en Isaïe 53, était que le Messie vienne pour sauver son peuple. Les sacrifices, dans l’Ancien Testament, pointaient pédagogiquement vers cet objectif missionnel : qu’un agneau parfait vienne annoncer une Bonne Nouvelle, et que beaucoup soient justifiés.

Quand Jésus est baptisé, que lui dit son Père ? « En toi, j’ai mis toute mon affection. » Celle-ci n’est pas anodine, et découle de cet acte d’évangélisation. Le chapitre suivant (Luc 4), est à ce propos d’une véritable beauté, d’une subversion entièrement nouvelle, comme l’exprimerait Jacques Ellul.

« Il se rendit à Nazareth, où il avait été élevé, et, selon sa coutume, il entra dans la synagogue le jour du sabbat. Il se leva pour faire la lecture, et on lui remit le livre du prophète Isaïe. L’ayant déroulé, il trouva l’endroit où il était écrit:L’Esprit du Seigneur est sur moi, Parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, Pour proclamer aux captifs la délivrance, Et aux aveugles le recouvrement de la vue, Pour renvoyer libres les opprimés,Pour publier une année de grâce du Seigneur. Ensuite, il roula le livre, le remit au serviteur, et s’assit. Tous ceux qui se trouvaient dans la synagogue avaient les regards fixés sur lui. Alors il commença à leur dire: Aujourd’hui cette parole de l’Ecriture, que vous venez d’entendre, est accomplie.

2. Le Fils, auteur de l’évangélisation

Si le Père est auteur de cette propagation, le Fils l’est aussi. En effet, son obéissance jusqu’à la mort (Philippiens 2.8) note son action avec puissance. Il n’a pas regardé son égalité avec Dieu, nous disent les versets précédents. Non ! Il s’est dépouillé. Complètement.

La façon dont Jésus a propagé l’Évangile du royaume de Dieu (Matthieu 13) ne laisse aucun doute quant à l’appréciation du dessein du Père. Le Fils et le Père sont co-auteurs, comme deux artistes peindraient ensemble un tableau.

Ne soyons pas surpris, ainsi, que ce soit le Seigneur Jésus lui-même, qui affirme apostolicité de Saul de Tarse, au travers de sa rencontre spirituelle sur la route de Damas.

« The Son of God, out of the whole human race, from the beginning to the end of the world, gathers, defends and preserves for Himself, by His Spirit and WOd, in the unity of the faith, a church chosen to everlasting life » (The Heidelberg Catechism, XXI, Réponse 54)

3. L’Esprit-Saint, auteur de l’évangélisation

Ce que les théologiens vont nommer à partir des premiers siècles de l’histoire de l’Eglise, la « Trinité » ; en d’autres mots, le Père, le Fils, l’Esprit-Saint sont ensemble, auteur de la mission de propagation de l’Evangile.

Au travers de la puissance du Saint Esprit, l’Eglise est devenue témoin de l’Evangile. L’ensemble du livre des Actes des Apôtres (ou pourrais-t-on dire, de l’Esprit Saint), la mission envers les nations se déploient.

En tant qu’Esprit de Vérité, il préserve l’Évangile. Il est tellement bon de découvrir ce Consolateur au travers des textes bibliques, car il ouvre la voie à une nouvelle réalité sur terre. N’hésitez donc pas à (re)lire ces nombreux textes, et à les partager sur ce blog.

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